Des alertes circulent sur la dangerosité de l’hydroxychloroquine. Il convient de rappeler que, bien utilisé, ce médicament n’est pas le poison que certains décrivent !

I. RESPECTER LES MODALITÉS DE PRESCRIPTION DANS LE CADRE D’UN USAGE COMPASSIONNEL

  1. L’hydroxychloroquine doit être prescrite dans le respect des contre-indications (grossesse, allaitement, insuffisance rénale sévère, insuffisance hépato-cellulaire, cardiomyopathie, troubles de la conduction ou du rythme ventriculaire).
  2. Avant traitement, il est nécessaire de disposer d’un ECG 12 dérivations (l’espace QT doit être ≤ 440 ms) et de vérifier que la kaliémie est normale. Un examen ophtalmologique est inutile car le traitement est de courte durée.
  3. Il est essentiel de connaître les traitements pris par le patient pour éviter les interactions médicamenteuses potentiellement dangereuses, notamment les médicaments connus pour allonger l’espace QT, les diurétiques hypokaliémiants, les psychotropes abaissant le seuil épileptogène.
  4. La dose quotidienne de 600 mg ne doit pas être dépassée ; elle sera abaissée à 400 mg en cas d’insuffisance légère rénale ou hépatique et, par précaution, chez les patient.es de plus de 70 ans.
  5. Lorsque l’azithromycine est co-prescrite, une surveillance cardiovasculaire s’impose avec mesure de la fréquence cardiaque au moins 2 fois par jour. La réalisation d’un ECG est souhaitable 48 heures après le début du traitement : elle s’impose à tout moment si le pouls diminue de 15 % par rapport à la valeur avant traitement (moyenne du pouls mesuré à 4 reprises).
  6. Les effets secondaires les plus fréquemment rapportés sont les céphalées et les troubles digestifs (douleurs abdominales, nausées, vomissements, diarrhées). Ils disparaissent en général dès la réduction de la dose ou à l’arrêt du traitement.
  7. S’agissant d’un traitement de courte durée, il est peu probable d’observer les effets secondaires oculaires, cutanéo-muqueux, musculo-squelettiques ou neuropsychiatriques, parfois signalés lors du traitement au long court. 

II. IL NE FAUT PAS PRENDRE DES SIGNES DE LA MALADIE COVID-19 POUR DES EFFETS SECONDAIRES…

Plusieurs exemples sont colligés, notamment des signes cutanés comme les pseudo-engelures, en cours d’évaluation par les dermatologues.

Droit de suite : Le collectif déplore que l’ANSM n’ait toujours pas répondu à sa demande de produire les données de pharmacovigilance du Plaquénil® (Hydroxychloroquine).

Le collectif de médecins libéraux et hospitaliers #Covid19-Laissons les médecins prescrire réclame la liberté d’auto-prescription de l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine, sous stricte surveillance médicale, dans le but de réaliser une étude observationnelle rigoureuse portant sur plus d’un millier de médecins français infectés par le Covid-19.

Twitter @laissonslespre1

Contacts presse :
Alexandra CARRASCO – 06 78 65 46 69
Marie-Noëlle BAS – 06 37 40 42 69
presse@stopcovid19.today

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