Nous voulons partager avec vous cet publication de Natacha Regensberg-De Andreis. Elle date de 2017, mais est ô combien d’actualités.

Consulter l’article sur le site cairn.info

Le secret médical est un des fondements de la relation médecin-malade.

Comment imaginer en effet qu’on puisse se mettre à nu, tant physiquement que moralement, sans avoir la certitude qu’il ne sera fait ni usage ni transmission de ce qui est dévoilé ?

Le code de déontologie, qui régit l’éthique médicale, établit les règles du secret dès son quatrième article :

« Article R 4127-4 du Code de la santé publique :
Le secret professionnel, institué dans l’intérêt des patients, s’impose à tout médecin dans les conditions établies par la loi.
Le secret couvre tout de qui est venu à la connaissance du médecin dans l’exercice de sa profession, c’est-à-dire non seulement ce qui lui a été confié, mais aussi ce qu’il a vu, entendu ou compris ».

 

C’est donc une définition très large, dépassant le côté purement médical de la consultation.

L’intérêt du patient

« Il n’y a pas de soins sans confidences, de confidences sans confiance, de confiance sans secret »[1][1]B. HOERNI « Ethique et déontologie médicale », 2è édition….

 

Sans information précise, exhaustive, il est parfois difficile de poser un diagnostic. Par exemple, une maladie familiale (neurologique, psychiatrique, rhumatologique) sera beaucoup plus difficile à détecter si les cas précédents sont tus, par sentiment de honte ou de défiance du patient.

La prise en charge repose également sur le sens que le patient donne à sa pathologie, mais aussi sur son désir et ses priorités. Il est donc au centre de toute la démarche diagnostique et thérapeutique qui s’appuie autant sur ses dires que sur l’observation du médecin….

Lire la suite sur le site Cairn.info

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Natacha Regensberg-De Andreis

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